Transfert NDDL : Rencontre avec les médiateurs

Publié le Mis à jour le

évacuation_zadLe mardi 24 octobre, une délégation de l’association Sud Loire Avenir a rencontré les médiateurs à la Préfecture de Loire-Atlantique. Dominique Raimbourg, ancien député et président de l’association ; Jean-Claude Lemasson, maire de Saint Aignan de Grand Lieu ; Rodolphe Amailland, maire de Vertou ; Yannick Fétiveau, maire de Pont Saint Martin ; Jean-Marc Allais, adjoint délégué aux réseaux et à la transition énergétique et Gilles Rétière, ancien maire de Rezé ; tous membres du conseil d’administration ont une fois de plus plaidé la cause du transfert de l’aéroport Nantes Atlantique vers le site de Notre Dame des Landes.

Trois thématiques majeures abordées :

LE TRANSFERT : UNE CHANCE POUR LE GRANDOUEST AU COEUR D’UNE ÉCONOMIE DURABLE

Nous avons rappelé aux médiateurs que Notre Dame des Landes était une chance pour notre région, qui s’inscrit dans le cadre du développement du Grand-Ouest intégrant la Bretagne et les Pays de Loire.
Sous dimensionnées, les structures ne peuvent plus accueillir les 4 770 000 passagers dans de bonnes conditions de confort et de sécurité. Le dynamisme des métropoles de Rennes et de Nantes nécessitent des infrastructures en capacité d’absorber l’augmentation des vols et de passagers dans le cadre d’une économie durable liée aux échanges internationaux.
Les espaces de Nantes Atlantique sont aussi indispensables au développement de l’institut Jules Verne de Bouguenais et à l’arrivée de nouveaux logements sans consommation d’espaces agricoles. La fermeture d’Airbus n’est plus à craindre puisque l’usine est 4 rencontre avec les médiateurs désormais approvisionnée en pièces par la route ou par la Loire grâce à des barges. Le Grand-Ouest a besoin de cet aéroport pour rester concurrentiel face à Bordeaux, aujourd’hui à 2h de Paris en TGV.

LE TRANSFERT : AU NOM DE NOTRE SÉCURITÉ ET DE NOTRE SANTÉ

Le bruit affecte plus de 40 000 habitants. Le survol de la ville, audelà du danger potentiel lié aux risques de crash, est un fléau pour les habitants, notamment pour les enfants et les habitants de la commune de Saint Aignan, soumis au quotidien à des expositions
au bruit insupportables.
Les hydrocarbures constituent par ailleurs la principale source de pollution d’un aéroport et de son environnement au regard des retombées sur le sol (pollution diffuse) des particules issues de la combustion des carburants dans les réacteurs. Les composés sont toxiques et cancérigènes constituant un risque pour le milieu naturel et la santé humaine. L’article 5 de la charte de l’environnement de 2004 prévoit le principe de précaution en l’absence de certitudes.
L’effet cocktail des perturbateurs endocriniens sont au coeur des préoccupations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). « Il ne faut pas céder aux phobies, mais on déverse tous les jours dans l’atmosphère ou la chaîne alimentaire des centaines de molécules dont on ne mesure pas encore la potentielle gravité » explique le ministre Nicolas Hulot.

LE TRANSFERT : AU NOM DU RESPECT DE LA DÉMOCRATIE

Lors de la consultation, 55,17 % des ligériens se sont exprimés favorablement pour le transfert avec une participation record pour ce type de scrutin. Le crédit des élus à l’avenir passera par le respect du vote populaire et des engagements. Qu’on se le dise !
En amont de cette réunion, Yannick Fétiveau et ses adjoints ont été reçus le jeudi 12 octobre par les médiateurs. L’occasion de demander des garanties sur le risque potentiel d’une alternative intégrant une piste transversale proposée par les opposants à Notre Dame des Landes. La terre ayant la même valeur et l’environnement le même prix, il est vital pour notre commune de refuser l’inacceptable tant au niveau de l’évolution de la gêne sonore que de l’impact sur les terres agricoles : 260 ha d’acquisitions seraient nécessaires.
Le simple maintien de la piste actuelle peut aussi impacter notre agriculture et notamment le GAEC La Moricière qui exploite des terres agricoles sur Saint Aignan.
L’occasion de marteler également les risques d’asphyxie du réseau routier actuel totalement saturé en l’absence d’un schéma de mobilités et de transport intercommunautaires. Avec les 10 000 véhicules par jour sur la D65, le nombre de passagers évoluant de 5 à 7 millions, comment accueillir les 2 millions de passagers supplémentaires sur le périphérique, nos routes et notre bourg ?
Compte-tenu de l’expression des 62 % des Martipontains qui ont voté « oui au transfert », notre devoir d’élus majoritaires était de présenter sans ambigüité et avec force d’arguments, les enjeux communaux et territoriaux dans le cas d’un transfert ainsi que nos craintes envers une alternative souhaitée par le ministre de l’environnement, lequel, nous l’espérons, sera éclairé avec objectivité par l’expertise des médiateurs en charge de cette évaluation.

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